Les vérités de Jeanne Toussaint révélées dans la prochaine vente Haynault

3 lots provenant des archives personnelles de Jeanne Toussaint seront proposés aux enchères à Bruxelles par la Maison Haynault. L’exposition commence aujourd’hui et la vente sera ce samedi. Ainsi objets, lettres, dessins, photos et documents originaux et inédits pourront, enfin, acertainer certains événements du destin extraordinaire de la jeune belge originaire de Charleroi devenue la Panthère de Cartier.

Grace à notre entretien avec l’expert de la vente, Laure Dorchy, voici en exclusivité, ce que nous apprennent ces objets inanimés et pourtant si pleins d’âmes.

Oui, Jeanne Toussaint est bien la Panthère !

Elle l’est depuis toujours et pas seulement parce qu’elle a fait créé un bestiaire en envoyant Peter Lemarchand, le dessinateur maison de Cartier dessiner au jardin des Plantes, pas seulement parce qu’elle a fait réalisé pour la duchesse de Windsor le cultissime bijou où l’animal en majesté a la robe pavée de diamants tachetés de saphirs calibrés et domine un magnifique saphir de 153,35 carats. Les lettres, de son tout premier amant, le comte Pierre de Quinsonas, la surnomme déjà « Panpan », raccourci affectueux de Panthère. Ce surnom sera également repris par Louis Cartier dans sa correspondance avec elle. Ces lettres sont dans le lot 115.

Oui, Jeanne Toussaint fut bien la maîtresse de Louis Cartier

Ce même lot 115 comprend un dessin de la main de Louis Cartier où Samboura, le chat de Jeanne se prélasse sur les draps froissés. Ce sujet intime explicite leur liaison et la situe dans le temps car le dessin –original- est daté d’avril 1915

Non, Jeanne Toussaint ne s’est pas contentée d’imaginer le monde

Des photos datées de 1909 la montre en Afrique, au Soudan, d’autres prouvent qu’elle a été en Egypte ! Des voyages fous pour l’époque !

Non, elle n’est pas chétive

Sa pièce d’identité donne sa taille : 1,60 m. Tout à fait classique pour aujourd’hui et pas du tout petit pour l’époque. Un dessin au fusain de Paul César Helleu (1859-1927) la montre en pied et souligne son allure : lot 116.

Non, sa sœur ne s’appelle pas Charlotte

Un calendrier en forme de chat, offert par sa sœur mentionne son prénom : Clémentine ! Mémorantis tellement touchant du lot 113.

Les sacs de Jeanne

On sait qu’elle connaissait Gabrielle Chanel (lot 115). Elles avaient tout pour se comprendre : leur origine, leur situation première de « cocotte », leur intelligence et leur maîtrise du style. Elles vont devenir inséparables : c’est pour Chanel que Jeanne coud, brode et assemble des sacs pour la promenade ou pour le soir que les élégantes s’arrachent. C’est le goût exquis de ces sacs que remarquera d’abord Louis Cartier. Elle aimera toujours les sacs : le lot 114comporte ceux de sa succession.

Jeanne et l’histoire joaillière

Le lot 115 comprend quantité de lettres intimes de Louis à Jeanne dans lesquelles il fait son éloge, met en avant sa créativité et son goût sûr au point de la nommé directrice artistique de la maison. Il nous apprend les noms de tous les bijoutiers et employés des ateliers Cartier et qui ont signé au dos du cadre reçu pour la remise de sa Légion d’honneur.

Enfin, le cadeau de l’expert Laure Dorchy pour les lecteurs d’iletaitunefoislebijou : LA lettre de Louis Cartier qui nomme Jeanne Toussaint, Directrice Artistique de Cartier (de 1933 à 1970).

Mille merci à Laure Dorchy et rendez-vous sur le site de la Maison Haynault !

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