Pierre-Jean Chalençon : Napoléon !

« Les collectionneurs d’aujourd’hui ne sont pas des gens de 90 ans milliardaires ! J’ai commencé ma collection à 18 ans et je n’avais pas un sou ! » lance Pierre-Jean Chalençon lors de la conférence d’ouverture de la Biennale Paris 2018.

Il sait de quoi il parle car il a même acheté le Palais Vivienne pour donner un écrin à sa collection … Jusqu’où conduit la passion !

La richesse de sa collection lui a valu d’être l’invité d’honneur de cette Biennale par Christopher Forbes et Mathias Ary Jan, respectivement Président de la Commission Biennale et Président du Syndicat National des Antiquaires), qui ont décidé de faire muer cette exposition emblématique des antiquaires, vers une ouverture aux arts plus actuels comme celle de la Galerie Glénat spécialistes en œuvres originales de bandes dessinées. L’ouverture est aussi faite vers le grand public comme les portes ouvertures pour les Journées du Patrimoine. Cette volonté de donner accès à un autre type de visiteurs et de faire naitre des vocations de collectionneurs augmente l’exigence de la Biennale de garantir la qualité, l’authenticité et la datation des œuvres exposées.

Christopher Forbes et Mathias Ary Jan, photo : Didier Plowy

C’est bien pour cela que Pierre-Jean Chalençon est à l’honneur, car c’est un collectionneur, bien plus qu’un simple amoureux d’art, un véritable spécialiste, lui que l’équipe de France 2 s’est empressée de recruter pour l’émission Affaire Conclue. Son sujet : Napoléon !portrait de napoleon par Francois Guerar1/2

De Buonaparte à l’Empereur, il aime, rassemble, recherche et accumule. D’ailleurs, il Lui ressemble dans cette impatience à découvrir, sa fièvre à conquérir, dans sa passion qui emporte et dans sa flamboyance. Non seulement il connaît son Napoléon sur le bout des doigts mais il retrace méticuleusement et obstinément le parcours des objets, se documente avec ferveur et à l’occasion en remontre aux vendeurs. Son exaltation pour Napoléon se teinte de respect devant chaque pièce dont il raconte avec verve le parcours et faisant partager l’âme de l’objet, nous fait vivre l’homme derrière l’empereur.

C’est pourquoi il a choisi de présenter des pièces intimes : le bâton du couronnement, le couvert, le verre ou encore l’acte de divorce d’avec Joséphine,…

Ou encore cette montre de Marie-Louise faite par Nitot, 1813.

Devant chaque objet c’est avec merveillement, une joie presque enfantine, touchante qu’il raconte…

Jean-Charles de Castelbajac lui a créé l’écrin où se dévoile ces pièces issues des 1200 de sa collection. Pierre-Jean Chalençon exulte quand il raconte cette collaboration : « j’adore le logo qu’il m’a dessiné, le chapiteau, tout ! »_jccastelbajac _iletaitunefoislebijou1/5

Enfin on en arrive aux bijoux. Il ne quitte pas le camée, cachet du roi Jérôme (le plus jeune frère de Napoléon, roi de Wesphalie), qu’il porte autour du cou. « Quand cette pièce m’a été proposée au départ je n’en voulait pas, évidemment en photo ça ne rendait rien. Mais quand je l’ai vraiment vue, je l’ai immédiatement acheté et je ne la quitte pas ! ». 

D’ailleurs il la porte sur le chakra du cœur, tout un symbole. J’ose lui demandé de se dégrafer pour mieux la voir (jamais je n’ai osé auparavant demander cela à un monsieur). Je n’ose lui demander de la toucher et je fais bien « je ne prête jamais mes bijoux, c’est intime, mes bijoux sont autant une part de lui (Napoléon) que de moi ».

Je lui parle de sa bague « c’est l’anneau du sacre de Napoléon, il l’a ensuite offerte au cardinal Fesch puis elle a été transmise, je ne m’en sépare jamais ».

A Drouot, on l’appelle l’Empereur, rien ne peut mieux le définir, ni lui plaire.

www.palaisvivienne.fr

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