Les jardins suspendus de Babylone

Babylone est un Etat de la Mésopomatie antique. Pour situer la civilisation mésopotamienne qui nous fait encore rêver aujourd’hui date du XVIIIe siècle avant JC avec la dynastie du roi Hammurabi. Avant son héritage est globalement summérien. Après les Hittites, les Kassites l’envahissent puis c’est le tour des Assyriens. Bref quand on arrive vers 626-539 toujours avant JC, se crée l’Empire Néo-babylonien qui a intégré toutes les influences précédentes et qui retrouve sa grandeur avec les rois Nabopolassar et Nabuchodonosor II. A partir de 539 avant JC, les perses, puis les grecs puis les parthes l’envahissent dissolvant la culture babylonienne.

Nabuchodonosor II

Au temps plus moderne le mythe de la Tour de Babel s’inspire de Babylone dans la tradition juive, c’est ce qui fait que son histoire perdure jusqu’à nous car pour la tradition chrétienne l’ancien testament intègre cette donnée. Par ailleurs, les lettrés arabes ou irakiens mentionnent le mythe de Bâbil qui est semblable. Donc, comme les 3 grandes religions y font référence, le mythe de Babylone perdure. Que son acception soit positive ou négative, il inspire et fait rêver.

Alors du Moyen Age à l’époque moderne ou du XVIIIe à aujourd’hui, il continue à nourrir notre fantasmagorie.

C’est le prêtre et historien Bérose le Chaldéen, au VIe avant JC qui évoque le premier les fameux « jardins suspendus de Babylone. Il écrit : « Dans son palais, Nabuchodonosor II a construit des terrasses en hautes pierres et les a rendues semblables à des montagnes, les plantant de différentes variétés d’arbres, bâtissant et disposant les Jardins Suspendus, comme on les nomme, parce que son épouse, Amytis, originaire de Médie, se languissait de ces paysages montagneux».

jardins de babylone

Par la suite, les auteurs grecs Diodore de Sicile et Stabon écriraient que ces jardins n’étaient pas au niveau du sol mais suspendus dans les airs par 5 terrasses, reliées par des escaliers de marbre, soutenues par de massives colonnes et irriguées par des systèmes hydrauliques utilisant des vis d’Archimède qui faisaient monter l’eau de l’Euphrate. Tout cela pour que fleurs, plantes, cyprès et palmiers-dattiers puissent s’y épanouir. Comme Babylone était quand même située en plein désert cette luxuriance végétale décrite avait de quoi faire rêver.

Aussi les jardins suspendus de Babylone sont-ils inscrits par ces auteurs dans la liste des 7 merveilles du monde. Cette liste tout aussi mythique aurait été établie en premier par Philon de Byzance au IIIe siècle avant JC. Elle n’a pas cessé d’évoluer, des bâtiments ont disparu. Bref il ne reste de cette liste que la Pyramide de Khéops à Memphis.

Revenons au Jardins suspendus de Babylone. Toutes les recherches entreprises quelque soit les époques et les moyens n’ont pas permis de les retrouver. Des chercheurs ont supposé qu’elles étaient ailleurs, d’autres ont retrouvé des stèles gravées qui indiquent qu’il y avait des jardins, mais étaient-ils suspendus ? En fait on n’en sait rien et quelque part c’est bien là leur charme. Car nous avons ici tous les éléments d’un magnifique conte : un roi puissant Nabuchodonosor II, un amour passionnée pour son épouse Amytis et un luxueux trésor aux merveilleuses mécaniques  disparue j’ai nommé les jardins suspendus.

C’est bien pourquoi cette merveilleuse histoire continue à nous faire rêver et à inspirer artistes et joailliers.

Patricia Lemaire, l’artiste contemporaine a traduit les jardins suspendus de Babylone par une sculpture contenant 2 pendentifs. Elle a choisit d’utiliser l’argent travaillé selon plusieurs techniques : forgé, guilloché, granulé et patiné. Le support est un maillechort forgé et patiné. Quand à la « pierre » centrale… ce n’est pas une gemme mais un crayon d’oursin.

En joaillerie, Mathieu Tournaire, a créé une masterpiece en or pour le salon du livre et de l’objet d’art de 2019 appelée « Jardins suspendus de babylone ».

les jardins de Babylone par Mathieu Tournaire

C’est une bague architecture où des jardins sur différents niveau entoure un temple à colonne qui préserve en son sein un délicat jet d’eau. Les jardins sont en stavorites brutes ce qui donne un vert velouté et irrégulier comme une pelouse. L’eau est évidemment en saphir qui en se conjuguant au vert exalte bien la fraîcheur que devait être ce paradis perdu.

les jardins de Babylone par Mathieu Tournaire

Chez Persta, les jumeaux Olivier et Guilhem Faivre d’Arcier ont créé pour le salon Révélation une Masterpiece en hommage à Amytis. Celle pour qui ont été créés les jardins suspendus et qu’ils ont incarnés par une splendide améthyste de 39 carats.

Amytis par Persta

Amytis est une magnifique bague cocktail en or dont la monture est constituée de motifs hexagonaux en nacre qui évoquent le scintillement de l’eau rafraichissant un bassin carrelé. Autour de cette monture, des diamants suspendus en losange donnent l’impression de suspension de cette terrasse joaillière.

Amytis par Persta

Ainsi se termine cette histoire , vous pouvez aussi l’entendre sur le podcast

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