#1 Béa Aka Anjuna, la pionnière

Il y a 3 ans, Marie Vallanet, la Présidente de l’Ecole des Arts Joailliers me dit comme ça : les bijoux des rappeurs ça vous intéresse ? Alors évidemment je lui réponds : mais bien sûr Marie ! Et bien entendu je n’écoutais même pas de rap !

Vous allez me dire, le rap est le contraire de la culture joaillière. C’est l’antre de l’outrance, l’apologie du cliquant, l’épitomé du mauvais gout, à coup de dollars revendiqués et d’un ruissellement de diamants arrogamment affichés dont le dernier à défrayer la chronique est le diamants rose à 24 millions de dollars que Lil Uzi Vert s’est incrusté directement au milieu du front.

Lil Uzy Vert et son diamant rose

Mais j’ai découvert que le rap a parfaitement sa place comme mouvement culturel et que ses joyaux appartiennent indubitablement à l’histoire du bijou et même du luxe. La Maison Sotheby’s a d’ailleurs créé un département dédié où la couronne en plastique de Notorious Big a explosé les enchères en atteignant 600 000 dollars.

Et dans ce monde, le savoir faire joaillier français est plébiscité. Déjà en 2012, le rappeur américain Despot demandait au joaillier français Philippe Tournaire de lui créer la bague qui reproduisait l’immeuble où il était né !

Alors je suis allée à la rencontre de joailliers du rap et je vous propose en 7 épisodes de découvrir ce qu’ils créent, des blases précieux aux joyaux animés d’aujourd’hui, des grillz aux nouveaux codes du luxe façon hip hop en passant par le côté sombre de leur relation et de terminer par une mise en perspective pour comprendre comment ces curieux bijoux écrivent une nouvelle page de l’histoire de la joaillerie.

Pour l’instant, je vous invite à écouter Béa Aka Anjuna, la première à avoir créé des bijoux pour le rap en France, une femme, une joaillière, une pionnière que j’ai enregistré dans son atelier de la zone industrielle Molitor ce qui explique le bruit sous jacent. Belle écoute.

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